Endrick vient de secouer le marché des transferts en s’engageant avec l’Olympique Lyonnais pour les six prochains mois, une parenthèse XXL dans le parcours déjà hors norme du crack brésilien du Real Madrid. Ce prêt éclair ouvre un nouveau chapitre pour un joueur qui, à 19 ans, continue de découvrir jusqu’où le football et sa propre ambition peuvent le mener, sans jamais perdre de vue ce qui le garde vraiment ancré : la foi, la famille et le plaisir de jouer.
Un phénomène du Real qui débarque à Lyon
Dans l’imaginaire collectif, Endrick, c’est déjà le gamin passé de Brasília au Bernabéu avec une aisance déconcertante, symbole de cette génération “next-gen” qui affronte très tôt la lumière, le bruit et les attentes. À Lyon, il arrive avec ce bagage-là : celui d’un attaquant déjà international brésilien, habitué aux projecteurs, mais déterminé à continuer à grandir sans trahir ce qu’il est. Son prêt de six mois ressemble autant à une opportunité sportive qu’à une nouvelle étape dans sa construction d’homme et de joueur.
Pour l’OL, ce renfort temporaire est une chance unique : accueillir un talent calibré pour les sommets européens, capable de dynamiter des défenses, mais aussi d’apporter une mentalité forgée très loin des clichés du “wonderkid” déconnecté de la réalité.
Pression, foi et maturité précoce
Endrick le répète : sa trajectoire n’est pas une histoire de hype, mais de faim et de humilité. Dès 14 ans, son nom tourne partout, et avec lui débarquent la pression, l’argent, les attentes, la médiatisation. Plutôt que de s’y perdre, il s’y est structuré : apprendre à gérer l’exposition, traiter le football comme un métier sans en étouffer la joie, s’entourer de gens qui lui disent la vérité, pas seulement ce qu’il veut entendre.
Sa foi chrétienne et son mariage très jeune avec Gabi font partie de cet équilibre. Il explique avoir pris cette décision par conviction, après avoir prié et cherché la direction de Dieu, et voit le mariage comme un travail, un engagement quotidien qui l’a rendu plus responsable, plus posé, plus attentif aux autres. Pour lui, l’amour n’est pas qu’une émotion : c’est un projet de vie qui influence autant l’homme que le footballeur.
Une identité forgée entre Brésil, Bernabéu… et maintenant Lyon
S’il assume son statut de star montante, Endrick reste attaché à ses racines. Ce qui lui manque le plus du Brésil ? Sa famille, les moments simples avec ses proches, et la liberté pure du foot de rue : prendre un ballon, jouer n’importe où, sans caméras ni scénarios. Cette “version brute” du football reste son Nord. Il le dit clairement : il veut honorer son grand-père, son père, tout ceux qui ont rêvé avant lui sans forcément y arriver.
Lyon devient dans ce contexte un nouveau terrain d’expression : une ville de football exigeante, un club historiquement formateur, une fanbase capable de tomber amoureuse d’un joueur qui mêle énergie brésilienne et mentalité très professionnelle. Pour un jeune qui admire l’ancienne école — respect du maillot, sobriété, travail — le décor lyonnais peut vite devenir un tremplin idéal.
Un “old school” dans un corps de next-gen
Endrick revendique un côté à l’ancienne, presque à contre-courant de certains codes modernes. Pas de bling-bling, peu ou pas de bijoux, un style vestimentaire simple, presque classique, centré sur le confort et la confiance plutôt que sur l’ostentation. Il se voit dans la lignée de ces joueurs des générations précédentes qui jouaient avec le cœur, un sens du devoir et un profond respect du jeu.
Sur le terrain, cette mentalité se traduit par une approche double : le football est un travail – rigueur, ponctualité, exigence – mais aussi une joie non négociable. Il sait que s’il ne fait pas bien son job, tout peut s’arrêter, mais ne veut pas perdre le plaisir qui l’habite depuis qu’il a commencé à quatre ans.
Le gaming et EA SPORTS comme refuge et prolongement
En dehors du terrain, Endrick assume une autre facette très générationnelle : le gaming. Les jeux EA SPORTS ont rythmé son quotidien d’ado : entraînement, maison, manette, sommeil. NBA, UFC, FC… autant d’univers qui lui permettaient de souffler, de retrouver un football ou un sport sans enjeux réels, juste pour le fun.
Aujourd’hui encore, il joue beaucoup, souvent en ligne avec des amis footballeurs comme Vinícius, Paquetá ou Bruno Guimarães. Les sessions Clubs deviennent des moments de décompression, de blagues, de complicité, tout en restant connectées à la passion du ballon. Cette dimension digitale renforce aussi un autre rôle clé dans sa vie : celui de membre fondateur de GEN / EA SPORTS, un programme pensé pour donner la parole aux athlètes de la nouvelle génération, au-delà du terrain.
GEN / EA SPORTS : montrer la personne derrière le joueur
Avec GEN / EA SPORTS, Endrick ne se contente pas d’être une tête d’affiche : il sert de passerelle entre fans et athlètes. L’idée est simple et forte : montrer la personne derrière le joueur, les émotions, les doutes, les routines, les engagements, pas seulement les buts et les highlights. Pour lui, c’est essentiel, parce que le football est avant tout une affaire d’émotion et de connexion.
Lyon, ses supporters et la Ligue 1 vont ainsi accueillir un joueur qui incarne pleinement ce mélange : wonderkid à très haut potentiel, mais aussi jeune homme conscient de ses responsabilités, attaché à sa foi, à sa famille, à un style “old school”, et qui trouve son équilibre entre Bernabéu, manette, et — désormais — Groupama Stadium.
Pour les six prochains mois, l’OL ne récupère pas seulement un numéro supplémentaire, mais une histoire en mouvement, un caractère et une trajectoire qui, à 19 ans, ne font que commencer.